la grande sophie

la grande sophie-on savait
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# Posté le lundi 08 octobre 2007 15:31
Modifié le dimanche 11 novembre 2007 05:22

Racont mwa

Racont mwa,groupe auxerrois au festival aux zarbs 2007
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# Posté le samedi 06 octobre 2007 20:59
Modifié le dimanche 11 novembre 2007 05:22

Yves Jamait - Clip de Jean-Louis (ou le monologue du client)

Artist: Yves Jamait
Album: Le Coquelicot
Year: 2006
Title: Jean-louis (Ou Le Monologue Du Client)


Vois-tu mon vieux Jean-Louis,
J'ai comme des langueurs.
C'est semblable à des cris,
ça vient de l'intérieur.
ça me déchire un peu,
jusque dans les artères,
Comme ce vin trop vieux,
Qu't'aurais laissé ouvert.
Ce monde-là m'écoeure.
Regarde-les, nos chefs,
Qui font pousser des fleurs au bord des SDF
On les emmerde tous, sers-moi n'importe quoi, j'm'en fous !
Pourvu qu'ça mousse, et toi, qu'est ce que tu bois ?

S'ils nous prennent pour des cons,
Ne fait-on pas tout pour ?
Y'a plus d'révolutions mais y'a toujours une cour.
Ils nous fliquent, ils nous guettent,
Nous brident et nous contemplent.
Moi j'veux bien être honnête, mais je manque d'exemple.
Ils n'en ont pas fini de nous laisser pour dupes.
Pratiquant l'alchimie, celle du parachute.
Pendant qu'on se bat pour, ramasser quelques miettes,
Ces coqs de basse-cour, enfoirés, nous raquettent.

Jean-louis (Ou Le Monologue Du Client) Lyrics on http://www.lyricsmania.com
On parle, on parle mais il se fait tard,
C'est bientôt la fin du monde et j'ai plus rien à boire.

Ce monde nous échappe
On n'est plus que des cons,
À passer à la trappe,
Celle des générations.
Je regarde mon ombre,
Elle ne me ressemble pas.
Elle est plus grande que moi,
Tiendra-t-elle dans ma tombe ?

En attendant ce jour,
Qui s'ra peut être une nuit,
J'voudrais un peu l'amour
D'une femme jolie
Qui oublierait mon âge
Et serait amoureuse,
Enfin, même de passage,
Que je rendrais heureuse.
Je voudrais de son corps, parcourir les silences,
Ne faire en m'approchant pas plus de bruit qu'une ombre,
Qu'elle m'ouvre les bras et accepte la danse,
D'un sourire éclairant son visage trop sombre.

Vois-tu ? J'ai mal aimé,
Tu vois, j'ai mal au corps.
Et j'en ai mal encore tellement j'ai mal aimé.
Mais j'en ai vu passer, des pachydermes roses;
Bien plus souvent, c'est vrai,
Que j'l'ai cueillie... la rose.

On parle, on parle mais il se fait tard,
C'est bientôt la fin du monde et j'ai plus rien à boire.

Je me sens tellement seul,
Que j'en ai le vertige.
Je sais, je suis pas l'seul,
Mais toi, au moins, tu piges.
De cette solitude,
j'ai fait mon ordinaire.
Pour prendre l'habitude
J'ai laissé le temps faire.

Tu vois, mon vieux Jean-Louis,
Là-haut la lune est pleine.
Je sens bien qu'moi aussi,
Mais j'ai tellement de peine.
Boire, ça réchauffe le coeur,
Même si ça nique le foie.
Pour sortir d'la torpeur
Que veux tu, je bois.

Allez mon vieux Jean-Louis,
Sers m'en donc une dernière,
Je m'sens un peu aigri,
Pour tout dire, j'suis amer.
Nos vies se recroquevillent,
Il va falloir s'y faire,
Le monde part en vrille,
Mais qu'il aille donc se faire...

On parle, on parle mais il se fait tard,
C'est bientôt la fin du monde et j'ai plus rien à boire...
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# Posté le samedi 06 octobre 2007 20:57
Modifié le dimanche 11 novembre 2007 05:24

La Déclaration - Debout sur le Zinc

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# Posté le samedi 06 octobre 2007 06:30

Les Ogres de Barback - Contes, vents & marées

Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils sont venus me mettre un matin,
Hélas sur la route de Rennes, mauvais destin !

C'est là-bas que j'ai perdu tous mes biens
En trahissant naïvement tous les miens,
Mais ne vous l'avais-je pourtant pas prédit, vous mes amis ?

Cette chanson vous est un peu dédiée,
Me laissant une chance de me justifier
Sur ce temps qui vous fit, d'ailleurs merci, bien des soucis.

Preuve quand même que rien n'est jamais perdu,
Qu'y a toujours une place pour le traître vaincu,
Pour moi l'ami qui jours après jours devins un inconnu.

Rappellez-vous, c'était y a pas si longtemps
Un soir décidé j'ai changé de camp
Mettant dans le grenier de l'oubli mon utopie .

Moi la grande gueule des chemins rebelles,
Une nuit mes idéaux se sont fait la belle,
Pour des yeux marrons des cheveux bruns, bref, pour une belle.

Qui avait la couleur des promenades,
La douce odeur du parfum des grenades,
Qui justifiait son titre de bombe, de grenade.

Mais prière, ne lui en voulez pas trop !
Autant vrai qu'elle m'ait retourné le cerveau,
Je fus moi-même juge, condamné, coupable, truand, bourreau.

Enfin donc un soir j'ai changé de peau,
J'ai mis une belle écharpe, des gants, un chapeau.
Et malheureux j'ai consciemment perdu la mémoire.

J'ai pris le ticket pour le triste bateau,
Celui qui vous dérive au fil de l'eau
Et vous mène peu à peu dans un bien triste brouillard.

J'ai pas fait semblant de toucher le fond,
Bien sûr, j'ai pris l'alcool pour compagnon.
Juste à gauche de la nuit les poches pleines de hasard :

J'ai joué le rôle de pilier de comptoir,
L'alcoolique de service des fins de bars,
Celui qui traîne, ment et mendie deux ou trois coups à boire.

C'était Fredo le rigolo du quartier.
Le gentilhomme, le brave, le bien aimé.
Celui qui a toujours le sourire mais qui nous fait pitié.

Et un soir un homme m'a sauvé la vie,
C'était pas Jésus, c'était pas Dieu, pardi !
Juste un homme de passage qui avait bien vécu : un sage.

Il connaissait mon prénom, quel hasard !
Puis il m'a dit : "Je t'échange une histoire
Contre ta liberté" assurément j'ai accepté !

Et j'ai mis du temps à me rendre compte
Que, comme m'a dit ce sage à la fin du conte,
Quand t'as touché le fond du fond soit tu crèves soit tu remontes.

J'ai pris la meilleure solution,
Abandonnant toutes mes ambitions,
Celle qui un beau matin au coin d'la gueule vous insulte.

Celle qui au fil des expériences,
Du vécu des atouts des vues de sa science,
Celle qui sans prévenir vous fait devenir adulte.

Et le pire le comble de cette fin sombre,
M'en revenant du pays des décombres,
Tous mes amis avaient également disparu.

J'ai bien eu du mal à les reconnaître,
Dû au sérieux de leurs tristes yeux peut-être,
Je me suis aperçu qu'ils l'étaient tous devenus.

Alors...
Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils sont venus me mettre un matin.
Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils se sont bien moqués de ma peine.

Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils sont venus me prendre un matin.
Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils se sont bien moqués de ma peine !
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# Posté le samedi 06 octobre 2007 06:25